Ferme De Cessayer

Henry Frédéric Roch crée le Domaine Prieuré Roch en 1988. Soucieux des traditions et des singularités pédologiques du terroir bourguignon, il développe et agrandit le domaine en appliquant scrupuleusement les méthodes ancestrales de conduite de la vigne, de vinification et d’élevage qui ont fait la gloire des vins de Bourgogne. Méthodes appelées aujourd’hui biologiques ou biodynamiques. Devenu co-gérant de la Romanée Conti suite au décès de son frère Charles, il partage sa conception viti-vinicole et sa passion des grands vins de plaisir avec Yannick Champ qu’il nomme co-gérant du Domaine Prieuré Roch.

Alors pourquoi s’intéresser à la ferme, l’agricole, l’élevage… Tout simplement parce qu’il me semble que c’est complètement lié. Ca a été dissocié de manière administrative, la France c’est une bizarrerie : on est à la MSA en agricole des deux côtés mais pas avec les mêmes numéros d’exploitants alors que c’est dans la même exploitation… C’est une des bizarreries où on doit cloisonner le viticulteur du cultivateur, de l’éleveur etc…
Autrefois les vignes étaient sponsorisées par l’élevage, par la culture, on a beaucoup d’exemples comme les domaines Schlumberger en Alsace ou des domaines célèbres ici en Bourgogne qui ont eut leur période de disette, dans la grosse première moitié du XXe siècle effectivement c’était la ferme qui entretenait le vin.
Actuellement l’agricole, que ce soit l’élevage ou la culture, rencontre des difficultés par manque de potentiel de financement. Donc si on peut l’amener tout en restant à taille humaine, que ces interactions puissent se faire et que ça respire comme il faut, c’est formidable. On essaye de montrer l’excellence dans le vin, pourquoi s’arrêter au vin ? Si on peut montrer aussi l’excellence en matière de poulets ou de cochons ça sera très bien !
Les gens commencent à prendre en compte de plus en plus qu’il ne faut pas donner des antibiotiques systématiquement aux volailles ou aux vaches, il faut essayer de travailler à la marge et d’être le plus saint possible si on veut continuer à produire des choses qualitativement bonnes pour l’organisme. Il se trouve qu’elles sont plutôt bonnes aussi au goût, ça c’est autre chose, mais pour l’organisme c’est très important. Donc si on arrive avec notre potentiel, notre « savoir » qui vient du vin, qu’on applique tout ça à la culture et à l’élevage, on devrait pouvoir apporter notre petite pierre à l’édifice et effectivement participer aux solutions qu’il faudra trouver rapidement car l’élevage du cochon industriel montre ses limites, l’élevage du poulet aussi. Alors ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas d’industriel, ça veut dire qu’il faut trouver des solutions en artisanat et ces solutions pourrons être appliquées peut être, toutes ou parties, au niveau industriel, parce qu’effectivement il faut nourrir beaucoup de monde, mais surtout il faut une base d’artisanat performant et je pense que l’ensemble de la filière s’en portera beaucoup mieux.

L'évolution d'une ferme de Vieux- Fumé (Calvados)

Vieux-Fumé (ancien arrondissement de Falaise, canton de Brette- ville-sur-Laize, 281 habitants, 668 ha.) est un petit village de la plaine de Caen sur les calcaires du Bradfordien supérieur (J, de la carte géologique à 1/80000). Il est situé à quelques kilomètres du Pays d'Auge. Pays de « coutures » depuis des siècles, il va voir son économie agraire et son habitat se modifier par l'introduction au xix' siècle des prairies artificielles.

Les cinq grandes fermes, qui, de nos jours, se partagent la majeure partie des terres de la commune, étaient déjà importantes au début du xixe siècle.

Elles se sont agrandies en 150 ans et ont absorbé les nombreuses petites exploitations familiales voisines, en transformant les maisons en bâtiments agricoles ou en logements ouvriers. Malgré tout, quelques petites fermes ont profité de cette évolution pour s'accroître elles aussi, mais le problème de l'habitat a été résolu d'une façon différente ; c'est ce que nous allons essayer d'étudier avec la ferme de Jean-Pierre Elie.

En 1809, Jean-Pierre Elie a 44 ans. Il est un de ces petits

Les terres

« laboureurs » qui ont profité, sous la Révolution, de la

vente des biens d'Eglise pour agrandir de quelques arpents leur patrimoine foncier. Il possède 3 ha 6 ares de labours, de qualité inférieure, en 5 parcelles.

a) La parcelle B 116, de 18 ares 40, est située en coteau dans « La Brière de Vieux-Fumé » et faisait partie avant la Révolution des biens du curé de la paroisse (terrier de 1739).

b) Les parcelles C 187 et C 189 de 67,32 ares et 1,7424 ha sont à l'opposé de la commune, dans « la Grande Brière », et appartenaient à l'abbaye de Jumièges (terrier de 1739).

c) La parcelle B 35, de 17,50 ares (labour 1/2 planté), est une terre de famille. Les parcelles adjacentes B 31, 32, 33, 34, 36, 37, 38, 41, 42

(1) Les données sur lesquelles est fondée la présente étude ont été puisées aux sources suivantes :

1°) Chez M. D rouet, maire de Vieux-Fumé : Terriers de 17 !Î9 et 1757. 2") Archives communales ri.* Vieux-Fumé :

• — ancien cadastre 1809 ; nouveau cadastre 103(>.

— statistiques agricoles

— recensement de 180(î

— registres d'état civil.

,'i") Archives communales d'Airan : ancien cadastre (Iw Empire)

4") Archives de M'' Pontais, notaire à Nlaizières : actes notariés du 20 sept. 1882

et du 25 oct. 1896. 5") ('.lie/. M. Lcfebvre, cultivateur à Vieux-Fumé : actes notariés de 1936.

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